Facilitateur: Senka Anik B.

anik-zen

Anik Billard, nonne Zen

J’ai commencé le zazen en 1980 avec la lignée de Taisen Deshimaru.

Sensei est mort en 1982, laissant une empreinte profonde.

La graine était plantée. Zazen a jailli dans mon cœur.

Je découvrais la vie, la beauté, la force, la vulnérabilité dans ce simple:

Seulement s’assoir.

Pour la première fois, j’ai vécu: La gratitude, une profonde gratitude, illimitée.

J’ai décidé de recevoir l’ordination et l’enseignement direct de zazen

Le monde absolu embrasse le monde relatif.

Mon apprentissage fut riche, profond, parfois difficile et douloureux, mais il y eut toujours un axe entre le ciel et la terre, j’ai dansé et danse encore avec les tempêtes.

Dans les lignées du Zen, il y une grande force patriarcale, j’ai beaucoup appris de cela.

J’ai suivi  cette force comme une vraie disciple pendant de longues années. Une grande sincérité m’habitait. Et cela fut et est un trésor unique.

Pendant près de 20 ans, en France, le sens le plus fort de ma vie et de mon dévouement était zazen et la sangha.

Participant comme permanente  à l’Angos de la Gendronnière et les diverses retraites. De Seshin en Seshin.

Un jour, 100 personnes, dont je faisais partie ont quitté le temple principal afin de poursuivre la même pratique avec l’un des successeurs de Deshimaru.

Ce fut une belle expérience… Être à nouveau débutant, recréer un temple itinérant.

Je fus représentante de cette sangha à Barcelone, jusqu’à l’an 2000 plus ou moins.

Et puis, J’ai commencé une nouvelle étape, dans laquelle j’ai décidé de  cheminer seule.

Cette forme patriarcale… Je ne sais pas vraiment comment l’exprimer, sans entrer dans l’intimité de groupes et d’individus… avait rempli sa mission dans mon apprentissage.

Ce fut difficile car ce groupe signifiait tout pour moi.

Je porte toujours en moi cette mère sangha, tout ce que j’ai reçu, j’ai désappris …

Dans ce nouveau voyage, j’ai dirigé le centre de méditation Zen Dokan en tant que moniale, pas en tant que professeur, tel que compris dans le Zen.

J’enseigne humblement de ces 38 années de pratique. Chaque jour, je me sens plus débutant, dans le sens de ne pas savoir, ne pas attraper, ne pas faire semblant … Maintenant, la scène Zen de Dokan Barcelona a pris fin. Un cancer est venu m’apprendre qu’un cycle se termine et qu’un autre commence. J’apprécie profondément toutes les personnes qui ont pratiqué au Zen Dokan.Toute cette expérience est avec moi, et je vais le transmettre de nouveau d’une manière nouvelle. J’abandonne les vœux d’une nonne Zen, vers une position complètement laïque

Merci à tous les enseignants qui m’ont enseigné, et à tous les êtres.
Gassho

Anik Senka Billard

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